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La Renaissance est une époque qui voit de nombreux bouleversements dans les domaines des arts, des sciences, de la philosophie et de l’organisation de la société. Elle débute au début du XVe siècle en Italie. Les idées de la Renaissance se propageront dans de nombreux pays d’Europe, surtout à partir du XVIe siècle.


Le terme de Renaissance fut utilisé par Vasari au XVIe siècle pour désigner la modification de l’art et des modes de pensée au cours des XVe et XVIe siècles en Italie. L’Italie, à cette époque, se détourne du Moyen Âge et prend pour modèle l’Antiquité.


Alors qu’au Moyen Âge la création artistique était essentiellement tournée vers la religion chrétienne, la Renaissance artistique utilise les thèmes humanistes (tolérance, liberté de pensée, paix, éducation visant l’épanouissement de l’individu, etc.) et de la mythologie antique. Le renouvellement de la réflexion philosophique fournit aux artistes de nouvelles idées : l’Homme est au centre de l’univers. Les peintres et les sculpteurs n’hésitent plus à représenter la beauté des corps humains dénudés. La pensée se libère progressivement des contraintes religieuses et se tourne vers les aspirations au bonheur, à la paix et au progrès. Les écrivains et les philosophes s’intéressent désormais à tous les domaines de la connaissance. Ils recopient et traduisent des manuscrits et recherchent des textes nouveaux. Ces idées renouvelées se diffusent sur le continent européen grâce à l’imprimerie et aux voyages des humanistes.

  

Définition


Le mot Renaissance nous est venu d’Italie, où l’on parlait de la Rinascita des lettres et des arts dès la fin du XIVe siècle (les italiens disent aujourd’hui Rinascimento).


La Renaissance commence après la fin du Moyen Âge, en 1453 (chute de Constantinople), et se termine à la mort de Charles Quint en 1558.


Ce qui caractérise la Renaissance, c’est :

  

  1. - L’apparition de nouveaux modes de diffusion de l’information,

  2. - La lecture scientifique des textes fondamentaux,

  3. - La remise à l’honneur de la culture antique (littérature, arts, techniques),

  4. - Le renouveau des échanges commerciaux,

  5. - Les changements de représentation du monde.


Dans le sens de renouveau dans les arts, la littérature, les sciences, le terme de renaissance peut désigner d’autres périodes de l’Histoire : la renaissance carolingienne (les lettrés de cette époque parlaient de renovatio), la renaissance ottono-clunisienne (920-1000), la renaissance du XIIe siècle (1060-1200).

Un contexte favorable


Le XIVe siècle et la première moitié du XVe siècle ont vu la population européenne mourir en masse à cause de nombreuses épidémies de peste et de famines régulières. Même si les épidémies sont fréquentes en Europe jusqu’au XVIIIe siècle, la grande peste noire s’est éloignée. Les famines sont plus espacées. Les fortes densités que l’on rencontre au XVIe siècle dans les Flandres et l’Italie du Nord sont favorables à une intensification du travail. La guerre de Cent Ans s’achève en 1453 et les châteaux forts vont laisser progressivement la place à des palais d’agrément. Entre 1500 et 1580, le climat semble plus doux avant de se refroidir à nouveau au cours du petit âge glaciaire. Avec la découverte de l’Amérique en 1492, l’or et l’argent affluent en Europe et favorisent la reprise économique. Les grands voyages et le commerce maritimes permettent l’essor des grandes villes et leur embellissement.

Les mécènes permettent aux artistes d’exercer leur art


Les cours princières sont les lieux privilégiés de l’épanouissement de la culture renaissante. Dans le domaine artistique, de nombreux mécènes ont constitué d’importantes collections. Ils appartiennent tous à l’aristocratie du pouvoir (princes, ducs, rois, pape) et de l’économie (grands marchands qui investissent leur argent dans la production artistique).

Naissance d’une identité européenne


Les lettrés du Moyen Âge avaient conscience qu’ils vivaient sur un continent appelé Europe par les géographes, pour le distinguer de l’Asie et de l’Afrique.


En revanche, la grande masse des habitants de l’Europe n’avaient jamais entendu ce terme : ils lisaient difficilement, et " le clergé leur parlait comme à des chrétiens appartenant au continent choisi par la Divine providence pour être le foyer de la vraie foi. " (John Hale)


En somme, les européens n’avaient pas pleinement conscience de leur identité culturelle.

Diffusion de l’information par l’imprimerie


L’une des découvertes qui eut le plus d’impact sur les hommes de la Renaissance fut la découverte de l’imprimerie.

Johannes Gutenberg

Avant l’invention de ce procédé par Gutenberg vers 1450, l’écriture des livres était faite à la main, par des clercs, qui étaient les seuls capables de maîtriser les techniques d’écritures : au XIe siècle et XIIe siècle, les manuscrits étaient retranscrits par des moines dans les scriptoria (Le mot scriptorium – au pluriel, des scriptoria – vient du verbe latin scribere qui signifie " écrire " ou " celui qui écrit ". Ce nom désigne l’atelier dans lequel les moines copistes réalisaient des copies manuscrites, avant l’invention de l’imprimerie. De nos jours, le scriptorium désigne par extension une salle dédiée aux travaux d’écriture). C’était l’une des principales tâches des moines à l’époque ; ils les embellissaient par des enluminures. La langue employée dans les manuscrits était le latin.


Les universités disposaient d’un quasi-monopole dans l’éducation et la diffusion de l’information. Les puissantes universités de Bologne, de Paris, de Salamanque, d’Oxford, et de Cambridge, étaient seules autorisées à diffuser le savoir. Le droit était l’une des principales disciplines dans ces universités. Le savoir était ainsi réservé aux clercs, qui disposaient de l’éducation nécessaire à la compréhension des textes.


L’imprimerie permit brusquement d’ouvrir l’accès à la connaissance à d’autres milieux. Il devint possible, par l’édition de livres à partir du milieu du XVe siècle, de mieux comprendre les faits.


Par exemple, l’Imago mundi de Pierre d’Ailly fut écrit en 1410, et imprimé en 1478. Il fut l’un des fondements de la connaissance géographique utilisée par Christophe Colomb et les navigateurs pendant les grandes découvertes.


Les textes imprimés bouleversèrent la hiérarchie des valeurs. A l’université de Paris, par exemple, la faculté des arts devint au XVIe siècle la faculté la plus prestigieuse, devant celle de théologie. Les bibliothèques commencèrent à se développer. En France, les rois installèrent des bibliothèques dans leurs résidences.

Lecture scientifique des textes fondamentaux


La première édition de la Bible apparut en 1455.


Les premiers textes imprimés concernaient assez souvent la religion, et ceci pendant une cinquantaine d’années.


À partir du début du XVIe siècle, l’impression de textes profanes prit plus de place, ce qui explique le bouleversement des idées à cette époque.


On vit aussi la formation des grandes langues européennes au XVIe siècle, comme le français qui devint langue officielle de l’administration en France par l’ordonnance de Villers-Cotterêt en 1539.

Relecture de l’Antiquité


Il est fréquent de dire que durant la Renaissance, on s’intéressa de nouveau à l’Antiquité grecque et romaine, ce qui accompagna le mouvement intellectuel de l’ " humanisme ".


En fait, l’Antiquité n’était pas inconnue au Moyen Âge.


Ce qui est juste, c’est que cette culture était réservée à une élite composée essentiellement de clercs, dans les monastères, puis, à partir du XIIIe siècle, dans les écoles urbaines, c’est-à-dire les premières universités européennes.


On sortit progressivement de cette situation de monopole :


Pétrarque et ses amis, dès le XIVe siècle (Trecento) élargirent la gamme des auteurs antiques connus,


L’ " humaniste " Flavio Biondo découvrit de nouvelles oeuvres d’auteurs romains, et entreprit des fouilles archéologiques dans le Forum romain (vers 1430),


En 1453, Constantinople fut prise par les Turcs ottomans, qui brûlèrent la bibliothèque.


La même année l’invention de l’imprimerie allait permettre d’amplifier le phénomène.


Par conséquent, l’archéologie permit de redécouvrir l’art antique : sculpture, arts décoratifs... et la connaissance de la culture antique s’élargit à davantage d’auteurs antiques (latins et grecs) et se répandit d’abord en Italie, puis en Europe. Cette culture imprégna un nouveau réseau d’ " humanistes ", Erasme, Thomas More, Guillaume Budé ...), qui constituèrent une nouvelle élite.


En fait, si le terme " humanités " existait déjà, le terme " humanisme " ne fut employé qu’à partir du XVIIIe siècle.

Changement de représentation du monde

Carte du monde, Rumold Mercator, 1587

Dans le monde cultivé des universités occidentales, on avait conscience depuis l’intégration des systèmes de l’antiquité grecque (Ptolémée, Aristote, Ératosthène), c’est-à-dire depuis les XIIe XIIIe siècles, que la Terre était ronde. Cette représentation n’était pas encore très diffusée dans la société occidentale avant le XVe siècle.


Entre le XIIe et le XVe siècle, les informations géographiques se sont enrichies considérablement à partir d’un ensemble de sources, incluant, outre les philosophes et géographes grecs déjà cités, l’astronome arabe Al-Farghani, l’explorateur vénitien Marco Polo (voyages en Asie), le cardinal français Pierre d’Ailly (auteur de l’Imago Mundi, en 1410, imprimé en 1478).


Avant la Renaissance, on se représentait donc, dans les milieux cultivés, la terre comme sphérique, les terres émergées connues (Europe, Asie, Afrique) occupant l’hémisphère nord.


On savait donc qu’il était théoriquement possible d’atteindre l’Asie sans passer par le bassin oriental de la Méditerranée et le Moyen-Orient, occupés par les Turcs, après la prise de Constantinople (1453), soit en contournant l’Afrique par voie de mer en passant au sud, soit en allant vers l’ouest.


On était à la recherche d’autres voies commerciales. Les navigateurs portugais cherchèrent d’abord à contourner l’Afrique. On évitait ainsi les dangers liés à l’emprise ottomane sur l’est du bassin méditerranéen.


La boussole, le sextant, le loch et l’astrolabe (utilisé pour la première fois par Christophe Colomb) apparurent en Europe. Ils permettaient de s’aventurer plus loin des terres. Mais on ne connaissait pas bien la distance à parcourir.


Christophe Colomb se lança donc à l’assaut de l’océan Atlantique (500 ans après les Vikings). Un ensemble de navigateurs portugais et espagnols " découvrirent " l’Amérique centrale puis du sud, les Français et les Anglais atteignant l’Amérique du nord.


La découverte du nouveau monde eut un très grand retentissement en Europe : elle diffusa la connaissance de l’existence d’un nouveau continent.


Ces explorations, connues sous le nom de Grandes découvertes, enrichirent considérablement les relevés cartographiques (voir Mercator). Elles permirent d’identifier de nouvelles terres émergées, et d’affiner les contours des continents.


Il faut noter que des expéditions chinoises s’étaient lancées aussi à l’assaut des océans (indien) pour établir des échanges avec l’Arabie et l’Afrique (amiral Zheng He), 1415, soit 80 ans auparavant), mais furent arrêtées par l’administration chinoise.


La découverte de l’héliocentrisme, objet de nombreux débats, n’a pas eu d’influence pendant la Renaissance : Nicolas Copernic fit publier ses thèses héliocentristes à sa mort en 1543, mais celles-ci furent interdites en 1616 puis " enterrées " au moment de l’affaire Galilée (1633, pendant la guerre de Trente Ans) jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Il serait donc inexact de parler de révolution copernicienne pour la Renaissance, même s’il y eut effectivement un changement important de représentation du monde.

Échanges commerciaux


Les échanges commerciaux en Méditerranée amorcés après la période des Croisades, continuèrent, surtout depuis les ports italiens de Venise et Gênes. Ces Républiques acquirent ainsi une grande puissance.


La nouveauté vint, dès le XVe siècle, du contournement de l’Espagne par les grandes voies maritimes, délaissant les routes commerciales continentales traditionnelles, qui passaient par les anciennes foires de Champagne par exemple.


La conséquence fut le déclin des foires de Champagne, très florissantes au Moyen Âge, et le développement dès le XVe siècle des grands ports d’Europe du Nord (Bruges, Londres, villes hanséatiques...), qui devinrent en même temps des foyers d’activité culturelle importants. Alors que la France était encore en pleine guerre de Cent Ans, on assistait ainsi à des échanges entre les grandes villes d’Italie et les grands ports du nord de l’Europe (Bruges, Londres...). La Bourgogne était également prospère.


Au XVIe siècle, les puissances ibériques s’initièrent grâce aux grandes découvertes, permirent des échanges avec l’Afrique, l’Amérique centrale et du Sud, l’Inde (épices), l’Amérique du Nord, l’Extrême-Orient.

En France : le français devient langue officielle


En 1539, François Ier, par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, proclame le français langue officielle. Le français devient ainsi la langue officielle du droit et de l’administration, dans les actes juridiques, à la place du latin. François Ier installe également la bibliothèque royale au château de Fontainebleau. Le travail linguistique au sein des Institutions permet à la langue française de dépasser les frontières des seules communautés de clercs. Il atteint les érudits (les humanistes).


L’usage des dialectes tend à diminuer, mais il reste très important dans l’ensemble de la France : à la veille de la Révolution française les trois quarts de la population parlaient encore un dialecte.

  

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