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La Haute Renaissance fait référence à l’art de la Rome papale, de Florence et de la république de Venise de 1500 à 1530 ; avec la peinture de la Haute Renaissance, l’art occidental atteint son apogée, et apporte des oeuvres d’art d’une portée universelle.


Ces années verront surgir les premières oeuvres maîtresses de l’histoire de l’Art.


Les maîtres de cette période sont notamment Léonard de Vinci (1452-1519), Michel-Ange (1475-1564) et Raphaël (1483-1520).


Léonard de Vinci porte la technique du sfumato à la virtuosité dans ses peintures.


Giorgio Vasari fonde l’Histoire de l’art avec la publication de son ouvrage Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes (Le Vite de’ più eccellenti pittori, scultori e architettori) (1560-1570).

Caractéristique


Par rapport à la période précédente dite Première Renaissance, les oeuvres produites par les maîtres montrent une maturité empreinte de noblesse.

  

          Rappel à propos des périodes historiques :


En Italie, il est d’usage d’appeler les siècles de la Renaissance par le vocable "n"-cento, où "n" désigne le chiffre du siècle : Ainsi, les années de 1500 à 1599, c’est le " Cinquecento " en Italie, alors qu’en France on désigne cette période par " XVIe siècle ", seizième siècle.


Un nain politique


La situation des arts et de l’ économie en Italie, véritable phare pour l’Occident durant ce siècle, ne se poursuit pas sur le plan politique.

Florence : une diplomatie cousue d’or


Florence est une ville florissante, cité marchande de premier plan, qui a inventé la banque en étendant l’activité des changeurs médiévaux, et ainsi finance les armées des souverains d’Europe par ses représentations dans les grandes villes ; le florin prend une cote extraordinaire en Europe, et devient une monnaie internationale. Mais le duché est toujours seul parmi ses rivaux, et les alliances sont fragiles.


Après les égarements de l’épisode de Savonarole, Florence instaure un régime de République de 1500 à 1530, représentée par les assemblées de la salle des Cinq cents, au Palazzo Vecchio. Avec l’aide des Habsbourg, la famille Médicis reprend de l’influence sur la vie politique de la cité : sous le règne de Cosme Ier de Médicis, la Toscane accède au rang de Grand Duché.

Venise : la porte de l’Orient


Depuis la chute de Byzance, Venise a repris le flambeau face à la présence des Turcs en Méditerranée, et assure le négoce : les denrées provenant d’Orient transitent par les mêmes chemins qu’emprunta Marco Polo. En dépit de cette prospérité, la cité des Doges, logée dans sa lagune, reste une ville dont l’ancrage territorial en Italie pose des difficultés, l’amenant à devoir lutter sur deux fronts (la terre et la mer, symboles figurant sur le Lion de Venise).


Venise rejoint la Sainte Ligue, alliance contre la France et les Turcs, en 1511 : l’avancée de Soliman le magnifique jusqu’aux portes de Vienne en 1532 fait craindre à Venise de subir le même sort que Constantinople. Les ligueurs remportent la Bataille de Lépante en 1571, face aux Ottomans. La suprématie navale change de camp, ce qui favorise la sécurité des navires de commerce ; la pression navale turque ne cessera pourtant pas pour autant, et Venise devra céder Chypre en 1573.


Objets de convoitise de la part de souverains étrangers, ces riches cités sont politiquement désunies, et doivent toujours composer avec l’armée qui surgit à leurs portes.


La botte italienne à cette époque n’est pas encore une nation unifiée, alors que les territoires voisins sont déjà sous la bannière d’empires : constituant un enjeu pour leur expansion, elle est le théâtre des conflits entre la France et le Saint-Empire romain germanique, qui, au travers de la succession des Guerres d’Italie, se disputent Naples et Milan.

Les guerres ravagent l’Italie


Compte tenu de leur nombre, ces guerres vont emporter toute la botte italienne ; les négociations portant sur le renversement des alliances, et le droit de passage des armées vont bon train. Les condottiere y passent du rang de chefs de piétaille mercenaire, qui leur était dévolu précédemment, à celui de grands capitaines d’armées, investis de pouvoirs diplomatiques. Dans ce contexte, une Garde suisse pontificale est créée en 1506. Elle se battra en 1527 contre les troupes de Charles Quint lors de la septième guerre d’Italie.

La Renaissance en Italie n’est plus spécifique


A l’issue de ce siècle, l’Italie est toujours morcelée et n’accédera pas à l’unité nationale au cours du seicento (XVIIe siècle) ; les apports de la Renaissance se diffusent en Europe, et cessent d’être un fait unique à l’Italie.


Partis pour conquérir l’Italie, les souverains français reviennent éblouis par la beauté contenue dans les Arts de Florence :


François Ier marie son fils à Catherine de Médicis, mariage royal symbolique de deux nations.


Cette union se traduit par l’architecture du Vieux Lyon, inspirée des palais florentins, et la mise en place du Jardin du Luxembourg sur le modèle des Jardins de Boboli.


Un ambassadeur ligérien nommé en Italie revient lui aussi acculturé et transforme sa propriété, la Bâtie d’Urfé, en une villa de la Renaissance sur le modèle toscan.


Enfin, le même François Ier accueille le maestro Léonard de Vinci, après son départ de Toscane.

Extension géographique

Léonard de Vinci : autoportrait vers 1512-1515

Christophe Colomb peint par Ridolfo Ghirlandaio

Le Portugal continue ses explorations (Cabral). Les autres grands navigateurs Christophe Colomb, Amerigo Vespucci permettent aux puissances ibériques (Portugal et Espagne) d’étendre leur puissance.


L’Espagne devient ainsi la première puissance européenne, voire mondiale, grâce à la richesse de ses colonies, et à l’exploitation des mines d’argent, qui autorisent une augmentation de la masse monétaire. Charles Quint est le souverain le plus puissant d’Europe, étend son influence dans l’ensemble de l’Europe, ce qui n’est pas sans créer une rivalité avec François Ier.


La renaissance italienne se poursuit avec le Cinquecento.


En France, à partir de Louis XII et de François Ier (à partir du début de son règne en 1515, correspondant à la bataille de Marignan), les guerres d’Italie font connaître la Renaissance italienne en France, avec un siècle de retard. Léonard de Vinci apporte en France le savoir-faire des artistes de la Renaissance italienne.


L’Espagne gardera sa puissance jusqu’au traité des Pyrénées (1659).

Droit


En droit, un changement très important se produit au XVIe siècle, avec le passage de la suzeraineté (société de type de féodal, serment d’allégeance), à la souveraineté.


Le roi contrôle maintenant directement le royaume à l’aide d’une administration mieux structurée, surtout en France et en Espagne. Il s’agit encore d’une administration très légère, puisqu’elle compte environ 1500 fonctionnaires en France.


Cette transformation a été en grande partie provoquée par les avancées techniques dans les systèmes d’armement : la portée des nouveaux canons rendait les châteaux forts inefficaces. Le système féodal dans lequel les seigneurs avaient des privilèges en échange d’un devoir de protection des sujets, devint inutile.


Il faut imaginer un système de droit adapté à la nouvelle forme de monarchie.


Par ailleurs, en France, la langue française devint à cette époque la langue officielle du droit et de l’administration, grâce à l’édit de Villers-Cotterêts (François Ier, 1539), qui vint appuyer la souveraineté du roi.


Jean Bodin, juriste français et Machiavel sont les théoriciens du droit.

Poésie et Littérature


Le XVIe siècle est marqué par l’apparition de la langue française moderne, soutenue par le pouvoir royal de François Ier, qui, avec l’édit de Villers-Cotterêts (1539), donne à cette langue son statut de langue officielle du droit et de l’administration du royaume de France. La bibliothèque royale est transférée de Blois à Fontainebleau.


L’usage du latin commence à décroître, les dialectes continuent d’être parlés par la grande majorité de la population en France et ce jusqu’à la Révolution Française.


Les écrivains marquants sont :


Guillaume Budé, fils de Jean Budé, ami d’Erasme, de Rabelais, de Thomas More, est un helléniste, philologue (il possède une riche bibliothèque), théologien. Il fonde le Collège de France (1530) à la demande de François Ier.


Rabelais, écrivain français, Montaigne, écrivain français, philosophe du scepticisme : il ne comprend pas les querelles entre catholiques et protestants, il est l’auteur des Essais.


La poésie compose alors un ensemble assez disparate. D’un côté, quelques formes médiévales subsistent - que l’on songe notamment à Marot utilisant les formes du rondeau, de la ballade de l’épître, formes qui tombent en désuétude avec la Pléiade.


Parallèlement, de nouvelles formes apparaissent telles que l’ode, le sonnet, l’élégie, le discours ou l’églogue mais aussi d’autres plus longues telles que les longs poèmes cosmologiques de Scève, les Hymnes de Ronsard qui concentrent sur un thème l’ensemble des savoirs et les poèmes dramatiques (qu’ils soient comiques ou tragiques).

Architecture


Au Moyen Âge, les châteaux étaient d’austères monuments édifiés pour l’autodéfense d’un territoire ou d’un pays, et la protection de la population environnante. C’est l’archétype même du château-fort. Cependant en France, dès le milieu du XVème siècle (fin de la guerre de Cent ans) l’influence architecturale de la Renaissance italienne commence à ce faire sentir et du château-fort traditionnel, on va passer au siècle suivant au règne des chateaux-palais si présents aujourd’hui dans la vallée de la Loire mais aussi ailleurs (Fontainebleau, le Louvre...).


Ainsi, l’ère de la Renaissance laisse la place aux édifices qui misent tout sur l’esthétique plutôt que sur la défense. C’est alors que disparaissent mâchicoulis, créneaux, ponts-levis, meurtrières et douves, pour laisser la place aux somptueux jardins géométriques, aux symétries des châteaux, aux immenses fenêtres, aux colonnes, aux frontons, et aux autres ornements qui pourraient montrer toute la puissance du propriétaire du château.


C’est donc sur l’esthétique que l’on mise, et non sur la défense. Le but étant d’attirer l’oeil sur la richesse, et montrer le pouvoir du roi ou du prince. C’est une des caractéristiques les plus visibles de la Renaissance.


La mise en place des Jardins Boboli derrière le Palais Pitti de la famille Médicis illustre de manière symptomatique l’art grotesque, ou grotto art.

Peinture


La peinture de cette époque se caractérise par un intérêt porté à l’homme. On juge un homme, si et seulement s’il est instruit. Les peintures sont le plus souvent des portraits, sculptures de l’être humain dans une image complète et méliorative. L’art du nu s’affirme (en référence à l’Antiquité) notamment pour valoriser l’aspect athlétique de l’Homme. Les peintres représentatifs de cette époque, sont, en Italie Michel Ange, Raphaël, Leonardo Da Vinci, Titien, Véronèse, en France Jean Clouet, en Allemagne Albrecht Dürer, peintre graveur et dessinateur.

  

Association Autour de Leonardo - 75, rue de la Barre - 95170 DEUIL LA BARRE - 0 953 835 008

SOUS-RUBRIQUES

Musique


Styles : Attention, l’opéra n’apparaît qu’à l’époque Baroque, c’est même sa naissance qui marque le début de cette époque. La Renaissance du XVIe siècle voit s’épanouir les polyphonies plurituextuelles. Les personnages marquants sont Monteverdi, compositeur italien, auteur de nombreux Madrigaux, ses opéras sont considérés comme datant de l’époque Baroque, Palestrina, compositeur italien, Orlando di Lasso, Roland de Lassus.

Renouveau dans les techniques


Notons par ailleurs quelques techniques qui permirent le renouveau intellectuel et commercial, inventées ou importées d’autres régions du monde.

Imprimerie


L’Imprimerie révolutionna les idées dès sa mise au point 1453 par Gutenberg. Le secret de fabrication du papier était parvenu aux Italiens au XIIe siècle, les Chinois savaient aussi imprimer avec des caractères mobiles en bois. Mais ils n’ont pas développé l’imprimerie pour deux raisons, leur écriture était compliquée, et cela pouvait remettre en cause le pouvoir de l’empereur.


La première Bible fut imprimée en 1455, ce qui permit la diffusion beaucoup plus rapide des idées à travers l’Europe (et des savoirs).

Horloge mécanique


L’horloge mécanique apparaît en Italie dès 1280, et remplace les sabliers et horloges à eau pendant la Renaissance.

Vitraux, verre blanc


L’usage des vitres se développe au XVIe siècle. D’abord utilitaire, le travail sur le verre devient un art d’un grand raffinement, notamment à Murano.

Textile


On perfectionne et on généralise le Rouet et le Tricot.

Travail des métaux


Pendant la Renaissance, on emploie de plus en plus l’or, l’argent, le fer, le cuivre, en majorité ramenés du nouveau monde. C’est l’une des conséquences de la découverte de nouvelles terres, quelles quelles soient, à savoir la recherche et l’exploitation de nouvelles matières premières (minerais, métaux, sel, fruits et légumes, charbon, pétrole...) Le procédé de l’amalgame apparaît pour le traitement de l’argent.

Techniques de navigation, cartographie


Cartographie : cette discipline connaît de grands développements avec par exemple Fra Mauro à Venise, dès le XVe siècle, qui correspond avec Henri le Navigateur, ce qui permet aux explorateurs européens de partir à la découverte du monde.


En retour, les explorations fournissent de nombreux relevés cartographiques, qui font avancer cette discipline : projection de Mercator, géographe flamand, en 1569, par exemple.


La Boussole, importée de Chine, donne une plus grande liberté aux navigateurs .


Sextant : il permet la navigation loin des côtes, donc les grandes découvertes.


Caravelle : ces navires permettent les grandes découvertes ; on notera que des navigateurs chinois s’étaient déjà lancés vers l’Afrique dès 1415 (amiral Huang Ho).

Innovations militaires


Les arquebuses pèsent de 15 à 20 kilogrammes et nécessitent la prise d’appui sur une fourche (fourquin) pour tirer. Les mousquets les remplaceront rapidement, notamment parcequ’ils permettent de traverser toutes les armures.


Pistolet ou arquebuse courte.


Nouvelles fortifications : invention du bastion en Italie à la fin du XVe siècle. Les fortifications de type italien apparaissent à Troyes et à Saint-Paul de Vence à partir de 1525.

Techniques de peinture


Toile : ce nouveau procédé remplace progressivement les peintures a fresca employées dans les édifices.


La peinture à l’huile a été inventé par les Flamands au siècle précédent. Son usage se généralise au XVIe siècle.


La perspective, inventée par Masaccio, utilisée par Jan van Eyck et Piero della Francesca.

Céramique


Bernard Palissy (1510-1589), polémiste, autodidacte, céramiste, potier, écrivain apprendra la technique de cuisson des glaçures à partir de 1530. De 1536 à 1556, il consacrera vingt ans de sa vie à découvrir le secret des émaux. Qui ne connaît l’histoire de Palissy ruiné, brûlant ses derniers meubles pour y parvenir ?

Réforme


Causes de la Réforme


Le mouvement de renouveau en Europe s’accompagne d’un enrichissement jugé excessif de l’Église, ce qui provoque l’indignation de certains chrétiens, qui veulent revenir aux sources de l’évangile.


D’autre part, à cette époque, certains chefs de l’Église sont trop proches des autorités politiques.


Au XVe siècle


Plusieurs Réformateurs dont John Wyclif en Angleterre, et Jan Hus en Bohême, tentent de réformer l’Église, mais se heurtent à l’intransigeance des clercs. Jean Hus est condamné par l’Église, ce qui laissera une blessure durable en Europe centrale.Les réformateurs sont le théologien Luther et réformateur allemand, qui s’indigne des indulgences accordées par Rome et publie ses 95 thèses (1517), Calvin, réformateur français, installé à Genève, en Suisse, Ignace de Loyola, fondateur de la compagnie de Jésus, Thomas More, qui ne peut éviter la séparation de l’église anglicane.


Sur ce sujet, voir aussi : Concile de Trente

Grandes découvertes


Rappelons que les routes commerciales (route des épices...) étant barrées du fait de la prise de Constantinople (1453), on chercha à ouvrir de nouvelles voies commerciales.


Une première phase des grandes découvertes est ouverte, dès le XVe siècle, par les navigateurs portugais qui, sous l’impulsion de Henri le Navigateur, lancent des expéditions en vue de contourner l’Afrique. Vasco de Gama découvre l’Inde (1497-1498), Cabral découvre le Brésil (1500).


De son côté, l’Espagne envoit ses propres navigateurs : Christophe Colomb vers l’Amérique (trois voyages à partir de 1492), Magellan fait le tour du monde, Amerigo Vespucci va en Amérique du Sud, et donnera involontairement son nom au nouveau continent.


Le traité de Tordesillas (1494) définit une ligne de partage entre colonies espagnoles et portugaises en Amérique.


En réalité, l’Amérique avait déjà été atteinte par le viking Leif Ericsson vers l’an mil !


Le terme " Amérique » est attribué dans la ville de Saint-Dié (actuellement Saint-Dié-des-Vosges), par une assemblée savante, le Gymnase vosgien, composé de géographes. Le nom du nouveau continent est composé à partir du nom du navigateur Amerigo Vespucci.


Le navigateur français Jacques Cartier part vers le Canada en 1534. Les navigateurs britanniques étaient souvent des corsaires.


François Xavier atteint la Chine et le Japon en 1549-1551.


En fait, le traité de Tordesillas lésait les nations autres que l’Espagne et le Portugal, ce qui provoqua le phénomène des corsaires.


Drake fait un tour du monde en sens inverse de Magellan (1577-1580).


Source : Wikipedia, Cinquecento


En complément :

Memo, le site de l’histoire

Wikipedia, la Renaissance

Le portail Renaissance de Wikipedia

Wikipedia, l’art de la Renaissance