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Avertissement


Cet article et ses illustrations sont une copie d’un document dont Monsieur Jérôme LEJEUNE est le rédacteur. Merci de le citer à ce titre dans toute information puisée dans cette page et les pages relatives aux instruments de musique.


De Jérôme LEJEUNE tiré du guide des instruments de la Renaissance


 Cornemuse

Association Autour de Leonardo - 75, rue de la Barre - 95170 DEUIL LA BARRE - 0 953 835 008

III INSTRUMENTS A EMBOUCHURE

Cornet à bouquin


L’origine du terme "cornet à bouquin" est controversée : soit on considère l’origine "animale" (bouquetin ...), soit on accepte que son nom vienne de son fonctionnement : "cornet à bouche, "cornetto a bocchino", en Italie. Il est vrai que l’on peut supposer que les premiers instruments ont été fabriqués au départ de cornes d’animal ; cela est clair dans les représentations de VIRDUNG. Par la suite l’instrument est construit en bois, d’un assemblage de diverses pièces collées et dont la solidité est assurée par une feuille de cuir ou de parchemin. C’est le cornet courbe. De perce conique, il est nanti d’une petite embouchure (bois, corne, ivoire). Le plus courant des cornets est en la et couvre les tessitures de soprano et d’alto, encore que son grave soit peu utilisé. Le principe de l’embouchure fait qu’il est souvent associé à la famille des cuivres. Il n’est cependant pas un "palliatif" aux trompettes (cf. trompette). Utilisé très tôt au XVIe (les fugues de Walter sont précisées "particulièrement pour les cornets, à l’attention des débutants qui veulent s’exercer " . Il y a d’autres instruments dans la famille du cornet. Un cornettino en ré ( mais dont l’usage est plus tardif), un cornet alto et un cornet ténor (que PRAETORIUS nomme "corno"). Il existe également un type de cornet droit, mais dont l’usage est semble-t-il moins courant. L’ensemble de cornets et trombones est l’une des formations d’instruments à vent les plus courantes au XVIe siècle. Ses qualités expressives sont évidentes ; il sait se marier aux ensembles les plus doux ou les plus sonores. "Quand à la propriété du son qu’il rend, il est semblable à l’éclat d’un rayon de soleil, qui paraît dans l’ombre ou dans les ténèbres, lorsqu’on l’entend parmi les voix dans les Églises Cathédrales ou dans les Chapelles " (MERSENNE) A la fin du XVIe siècle, il sera honoré par les premiers virtuoses, préparant ainsi son heure de gloire au début de l’époque baroque.

Serpent


Le cornet basse, nommé serpent, en raison des replis auquel il est contraint, est apparu à la fin du XVIe siècle. Son invention est attribuée à un ecclésiastique français d’ Auxerre en 1590 (Edmé Guillaume). Il fut dès le départ utilisé comme accompagnateur du Plain chant. PRAETORIUS qui est, semble-t-il, si bien informé de tout ne fait pas état de cet instrument dans son traité.

Cornet muet


C’est un type de cornet droit dont l’embouchure n’est pas ajoutée mais bien sculptée dans le dessus de l’instrument. Il a un son très doux "still und lieblich" dit PRAETORIUS.Cette douceur est sans doute la raison du fait qu’il soit parfois spécifié dans certaines pièces instrumentées du début du XVIIe siècle.

IV INSTRUMENTS A VENT CUIVRES


L’usage d’un instrument en métal, de type trompette est très ancien et remonte à l’Antiquité. Durant le Moyen Age plusieurs types de trompettes sont représentés. Le principe est toujours le même, à savoir, un tuyau cylindrique s’achevant par un pavillon et portant à l’autre extrémité une embouchure. Le tube est de longueur variable, et selon les cas, il est droit, plié en "s" ou complètement enroulé sur lui-même.


Trompettes et trombones répondent à ce principe de base.

Trompette


Trois types de trompettes sont représentés chez VIRDUNG sous les noms de "Feltrummer, Claretta, Thurnerhorn" pouvant être respectivement un instrument militaire, un instrument plus aigu ou un instrument plus grave, peut-être lié par son nom aux instruments joués par les musiciens chargés dans les villes de sonner les alarmes et appels divers. Mais, quoi qu’il en soit, ces instruments étaient limités au jeu des harmoniques naturels, n’arrivant à quelques degrés conjoints que dans les harmoniques supérieurs. Leurs possibilités mélodiques étaient donc faibles. C’est à la fin du XVIe siècle que les trompettistes vont développer leur technique dans Ce registre aigu. En tout cas c’est de cette période que datent les premières traces de musique conservée pour ces ensembles de trompettes dont témoignent les compositions de musiciens virtuoses comme Girolamo FANTINI ou la très célèbre Toccata de l’ Orféo de Monteverdi. L’usage de la trompette était limité aux musiques militaires. Ce sont là, pour la Renaissance proprement dite, les seuls emplois. Il faut noter que MONTEVERDI demande aux trompettistes de jouer l’instrument avec des sourdines, ce qui a un effet sur le diapason qui monte dès lors d’un demi-ton. Dans l’écriture des pièces du type de la Toccata de l’Orféo, les cinq trompettes sont utilisées chacune dans son registre respectif du grave à l’aigu (Basso, vulgano, alto, Quinta, Clarino). C’est évidemment la partie de "clarino" qui exige la plus grande habileté.

Trompette à coulisse


Et cependant le son de la trompette avait attiré l’imagination des instrumentistes et des compositeurs. L’une des solutions trouvées fut celle de la trompette à coulisse. Le principe en est assez simple : l’embouchure se prolonge par une portion de tube de diamètre légèrement plus étroit que l’instrument. Et selon le jeu cette coulisse permet d’augmenter la longueur totale de l’instrument, ce qui permet d’obtenir d’autres échelles d’harmoniques. Ici c’est tout l’instrument qui bouge, l’embouchure et sa rallonge restant fixes. Mais cet instrument qui avait connu un certain succès au XVe siècle disparaît au début du XVIe siècle. La trompette à coulisse fut sans doute détrônée par l’apparition des trombones aigus.

Trombone


Depuis le début du XVe siècle, on connaît l’existence du trombone. En France, son nom de saque-boute, explique bien son fonctionnement ; ici c’est le bas de la partie courbée qui coulisse, ce qui permet aussi avec un mouvement plus petit d’agir sur une plus grande portion du tuyau (puisque l’on agit ici sur deux portions en même temps).


C’est dans le courant du XVIe siècle que l’on a construit des instruments à la fois plus graves (basse) et plus aigus (alto). Avec cette possibilité de la coulisse, le trombone pouvait trouver sa place dans toutes musiques polyphoniques, place qu’il a abondamment remplie dans toutes sortes de fonctions, à 1’ église, mais aussi dans les ensembles de musique instrumentale pure ou de musique de danse. Mais le trombone ténor, " Gemeine rechte Posaun", tel que le décrit PRAETORIUS reste l’instrument principal de cette famille . PRAETORIUS cite même l’exemple d’un musicien de Dresde qu’il a entendu et qui jouait aussi aigu que les cornets et aussi grave que le trombone basse et qu’il pouvait ainsi jouer des diminutions avec autant de virtuosité que les joueurs de viola bastarda. Mais cette rare virtuosité nous conduit vers l’époque baroque. Les trombones étaient évidemment joués en famille . Dans les ensembles, les parties de dessus étaient alors confiées aux cornets. L’association des trompettes aux trombones sera plus tardive est spécifiquement dans des musiques dont le caractère majestueux se contente des possibilités mélodiques des trompettes.

SOUS-RUBRIQUES

Instrument pastoral par excellence, la cornemuse est présente en Europe dans l’iconographie dès le haut moyen âge et dans les textes romains à l’époque de Néron. Son principe immuable est l’utilisation d’un sac fait d’une peau d’animal (chèvre, mouton, chien...) pour alimenter en air d’une façon simultanée et continue les tuyaux munis d’anches simples ou doubles qui y sont emboîtés.

Le nombre et la fonction de ces tuyaux varient suivant les lieux et les époques. Il en est de même pour les tonalités, l’échelle du tuyau mélodique et les styles de jeu. Pour la période qui nous occupe, le modèle le plus souvent représenté aux mains des bergers n’a guère changé depuis le moyen-âge. L’air est insufflé par un porte-vent dans lequel souffle le musicien, le tuyau mélodique est un hautbois assez court, dont la tonalité peut être estimée comprise entre la et ré, et un seul bourdon sonnant deux octaves en dessous est porté horizontalement sur l’épaule. La gaita galicienne actuelle est proche de ce type. Le nord de l’Europe connaît un instrument plus grand (tonalité probable entre mi et sol) dont les deux bourdons accordés à l’octave sont dressés verticalement. C’est le soutien des danseurs peints par Breughel dans ses fêtes paysannes. À coté de sa vocation rustique, la cornemuse sert de dessus aux hautbois de Poitou, et cette formation sera présente dans la Musique de l’Écurie jusqu’à la fin du règne de Louis XIV.