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Avertissement


Cet article et ses illustrations sont une copie d’un document dont Monsieur Jérôme LEJEUNE est le rédacteur. Merci de le citer à ce titre dans toute information puisée dans cette page et les pages relatives aux instruments de musique.


De Jérôme LEJEUNE tiré du guide des instruments de la Renaissance

            

Association Autour de Leonardo - 75, rue de la Barre - 95170 DEUIL LA BARRE - 0 953 835 008

En ce qui concerne les instruments à cordes, il semble que la majorité étaient montés de cordes métalliques, encore que nous ayons trace de quelques instruments montés de cordes de boyau. VIRDUNG parle d’un instrument à cordes de boyau. Mais à vrai dire son explication reste assez confuse. Les instruments à cordes restent malgré tout de petite taille. Leur construction est assez légère. Ils sont soit de forme rectangulaire, soit épousent la progression de la longueur de cordes et proposent alors la forme triangulaire qui sera celle du clavecin. Les instruments n’ont pas toujours de piètement. Ils sont posés sur une table. Dans le courant du XVIe siècle, vont apparaître les piètements et parfois une décoration très luxueuse. Ces instruments de musique deviennent aussi des objets d’ameublement.

Le Clavecin


Le traité d’ Henri Arnaut de Zwolle (vers 1440) décrit, une mécanique de clavecin, à vrai dire assez complexe. Dans le clavecin, la corde est pincée par un petit bec taillé dans un rachis de plume. Ce bec est fixé sur un sautereau qui monte lorsque le doigt se pose sur la touche. C’est en Italie, au début du XVIe siècle que le clavecin acquiert ses bases. Il est de facture très légère, comporte quatre octaves et un seul clavier doté d’un seul jeu de 8 pieds. Dans la grande majorité des cas la première octave est "courte", c’est à dire qu’elle ne possède pas de touches pour les notes que les compositeurs n’ont pas encore l’habitude d’utiliser dans le grave ( Do dièse, ré dièse, fa dièse, sol dièse). Par la suite, et certainement à la demande des instrumentistes les claviers seront complétés dans cette première octave. L’ajoute d’un deuxième jeu de 8 pieds ou d’un jeu de quatre pieds apparaît dans la seconde moitié du XVIe siècle, mais n’est certainement pas une généralité. Vers le milieu du siècle la facture du clavecin se développe dans les pays d’Europe et tout particulièrement dans les Flandres. Les instruments italiens et flamands étaient d’ailleurs les plus appréciés et leur commerce était tout à fait international. Mais il est bien évident que durant la Renaissance, les instruments de type épinette (ou virginal) on été bien plus nombreux que les clavecins dont le développement sera plus important à l’extrême fin du XVIe siècle et au début du XVIIe, c’est à dire avec le développement du répertoire et de la virtuosité.

  

L'Épinette


C’est sous le terme d’ épinette que l’on nomme les instruments de petites dimensions dont les cordes sont tendues plus ou moins parallèlement à l’ axe du clavier. La caisse est de forme triangulaire ou trapézoïdale. L’épinette est simplement un petit clavecin dont l’usage est peut-être plus familial. Certaines épinettes sont d’ailleurs très petites, et accordées une octave plus haut (en quatre pieds) d’où leur appellation de "ottavino". Leur clavier, réduit en taille, laisse supposer que ces instruments étaient peut être destinés aux petites mains des enfants. Alors que le clavecin avait rapidement acquis sa place en Italie, puis en Angleterre, l’épinette est l’instrument principal en France. Le traité de Pierre TRICHET (ca. 1640) consacre une bien plus grande place à l’épinette qu’au clavecin qu’il dit être "un instrument moderne".

  

Le Virginal


Il existe à vrai dire une certaine confusion entre le terme de virginal et celui d’épinette. On considère généralement que le virginal est cet instrument à clavier à cordes pincées dont la caisse est de forme rectangulaire. Mais il est vrai que certains instruments de forme trapézoïdale sont aussi considérés comme des virginals. Le clavier du virginal peut être à gauche, au centre ou à droite ; cette position a un effet sur l’endroit où la corde est pincée, soit près d’un chevalet, soit au milieu de la corde ; dans ce dernier cas on donne au virginal le nom de "muselar". Le nom de "virginal" serait lié au fait que l’instrument était joué par les jeunes filles. "Je dis donc que cet instrument fort propre pour ceux qui sont sédentaires, et qui ne sortent guère hors de leur maison, mais nommément pour les filles ; c’est pourquoi aucuns le nomment en latin virginale..." (Pierre TRICHET s.v. "Épinette"). Le virginal est l’instrument d’intérieur le plus courant en Angleterre et aux Pays-Bas et sa popularité s’est prolongée au siècle suivant comme en témoignent les tableaux de l’école hollandaise du XVIIe

Le Clavicorde


A nouveau, l’invention de l’instrument date du Moyen Age : le même traité d’ Henri Amant de Zwolle (1440) en donne un plan assez détaillé. Le principe du clavicorde est très simple : une petite pièce métallique nommée tangente, placée à l’extrémité de la touche percute les cordes lors de l’enfoncement de la touche. Elle reste en contact avec les cordes tant que le doigt est posé sur la touche. Les cordes du clavicorde sont toujours groupées en paires ; il y a toujours deux cordes qui sonnent en même temps, comme pour les "chœurs" des instruments à cordes pincées (luth, guitare, etc...). Le son du clavicorde est très discret. La caisse est de forme rectangulaire, parfois trapézoïdale (en Italie). Il existe aussi des petits clavicordes en quatre pieds (sonnant une octave plus haut) qui sont sans doute les instruments des petites mains. Quant au répertoire du clavicorde, vu la discrétion de son volume sonore, il est avant tout un instrument solitaire. Très peu de sources le mentionnent de façon explicite.


Les éditions d’ ATTAINGNANT le citent parmi les instruments possibles pour l’exécution des Chansons réduites en la tablature des Orgues, Espinettes Manichordions (Manicordion étant l’ appellation française la plus courante pour le clavicorde). Mais le clavicorde est aussi un instrument d’étude :" ...pour être grandement commode aux novices qui commencent à s’exercer à la pratique des accords de la musique instrumentale et a dresser leurs mains sur le clavier pour pouvoir par après jouer plus hardiment et avec plus de souplesse du clavecin, de l’ épinette ou de l’orgue. C’est pourquoi les apprentis sont bien aises d’avoir un instrument qui ne fasse pas de bruit, afin que l’on ne puisse pas aisément apercevoir et remarquer leurs fautes." Et Pierre TRICHET continue en disant que "ceux aussi qui veulent en secret avoir un passe-temps honnête, ou qui se plaisent à une douce harmonie, et à des sons qui n’éclatent pas avec trop de véhémence, trouvent au manichordion de quoi se contenter".

L'Orgue


Le XVe siècle a sensiblement modifié l’orgue médiéval : la division en registres séparés du Blokwerk (grand plein-jeu jusqu’alors indivisible), l’invention de l’abrégé qui permet de créer des instruments plus larges que la division du clavier, l’abandon de la technique de la taille unique des tuyaux, de timides essais de normalisation des claviers et le développement du pédalier multiplient les possibilités sonores et musicales de l’orgue. Paradoxalement, le XVIe siècle semble marquer le pas : on ne trouve, dans les instruments de cette époque, que peu de traces annonciatrices de la grande révolutions qui conduira, au siècle suivant, à l’apparition des écoles d’orgue nationales ou régionales. Seule exception : l’Italie qui, dès 1550, connaît des orgues dont le ripieno caractéristique (plein jeu divisé en rangs séparés) et le rôle effacé de la pédale (souvent réduite au rôle de terza mano) dont déjà établis, et le resteront jusqu’au XIXe siècle. En Allemagne et aux Pays-Bas, si l’orgue multiplie les plans sonores et enrichit la variété des timbres, c’est à la fin du siècle, et surtout au début du suivant, qu’on voit apparaître les grands instruments qui inspireront des formes musicales nouvelles. Les instruments se caractérisent par le nombre relativement important de jeux d’anches (de la famille des trompettes ou à corps raccourci, comme les régales), dont on fait usage aussi bien en soliste que dans des mélanges de registre très colorées. La régale se trouve souvent sous forme d’instrument indépendant et s’utilise probablement dans un rôle plus profane que religieux. D’ailleurs, si l’on trouve le plus grand nombre d’orgue dans les églises, l’instrument n’est pas limité à la liturgie et bien des palais résonnent aux sonorités des régales, portatifs ou positifs. Les compositeurs, italiens écrivent pour leur instrument des toccatas qui manifestent une véritable indépendance de pensée par rapport à ce que font tous les autres organistes d’Europe, dont la production est encore, du sud au nord, fort homogène. Les pièces liturgiques basées sur le plain-chant restent les plus nombreuses mais les œuvres basées sur le choral luthérien font leur apparition, de même qu’un nombre toujours croissant de pièces profanes : danses, arrangements d’airs populaires, variations, préludes et toccatas. Autre genre très important : les œuvres composées de sections contrapuntiques, dérivées de formes vocales du XVIe siècle : ricercare, canzona, capriccio et fantasia. Outre quelques passages qui sonnent bien sur la pédale ou semble impliquer un cantus firmus sur ce même clavier, on ne découvre guère, dans ce large répertoire, d’éléments qui imposent l’une ou l’autre caractéristique particulière de l’orgue et implique un style de facture instrumentale spécifique.

L'Orgue positif


A côté des grandes orgues construites pour les églises, se trouvent des instruments de plus petites dimensions, certains étant même prévus pour être facilement déplacés, entre autre les orgues de processions.


  

Le Jeu de Régale


Si l’on trouve le jeu de régale dans certains grands instruments, ce type de registre a aussi été construit dans des instruments portables de petites dimensions. Les tuyaux résonateurs peuvent être si petits que le jeu de régale peut se placer dans un espace très limité. C’est le cas pour cet instrument placé à l’intérieur de la reliure d’un grand livre et conservé au Musée Instrumental de Bruxelles.

Le Claviorganum


Quelques instruments assez surprenants ont été conservés. Sous le nom de claviorganum ils permettent, avec le même clavier, de jouer deux instruments : une épinette et un orgue. Selon les besoins, le musicien peut sélectionner son registre : soit un ou plusieurs registres de l’orgue (ou régale), soit l’épinette. On peut aussi jouer les deux instruments en même temps et donc, superposer le jeu de l’épinette à celui de l’orgue. Par la suite, ce type d’instrument sera aussi construit au départ d’un clavecin

  

Le Geigenwerk


Voilà une invention qui semble-t-il n’a pas eu de grandes suites. L’instrument fut inventé par le facteur Hans Haiden à Nuremberg. Le premier fut construit en 1575. L’année suivante, il était présenté à la cour de Munich (où travaillait LASSUS). Dans cet instrument, les cordes sont mises en vibration par des roues semblables à celle d’une vielle à roue. Dans les commentaires écrits par le facteur, cet instrument avait de nombreux avantages : soutenir le son, produire un certain vibrato et surtout faire des nuances, effets que les autres instruments à clavier ne pouvaient pas produire. De nos jours, il ne reste de cet instrument que les descriptions de Haiden et de PRAETORIUS, ainsi que celui construit en Espagne en 1650, et conservé au Musée Instrumental de Bruxelles, mais hélas muet.

SOUS-RUBRIQUES

Les instruments à clavier répondent évidemment aux principes connus : soit instruments à cordes pincées ou frappées, soit ceux où l’air produit par un système de soufflets fait parler des tuyaux.

L’invention des claviers de ces trois types remonte au Moyen Age dont il existe diverses traces. Les claviers antérieurs du XVIe siècle sont relativement petits et portables. Leur jeu reste semble-t-il assez limité dans le principe polyphonique. Néanmoins les choses semblent déjà changer au XVe siècle, époque où apparaissent les premiers claviers étendus à 3 octaves.